Faut-il faire confiance aux applications de notation des produits cosmétiques?




applications cosmetiques


© CC0 Domaine public / PxHere
applications cosmetiques

Destinées à décrypter pour vous ce qui se cache dans la composition des produits de beauté, les applications de notation veulent le bien de votre santé. Mais leur résultat est-il fiable?

L’engouement pour les applications de notation s’inscrit dans la quête globale d’une beauté saine pour la santé et durable pour l’environnement. Pour juger de la nocivité d’un produit de beauté, ces applications se fondent sur le caractère toxique ou non de chaque composant d’un cosmétique. INCI Beauty, Yuka, QuelCosmetic, CosmEthics… Toutes ces applications fonctionnent sur le même principe de base. Or d’autres paramètres entrent en compte dans le niveau de nocivité d’un produit, notamment sa méthode d’application. Ainsi, l’impact sur la santé est bien plus léger pour un shampooing qui est appliqué quelques secondes sur les cheveux avant d’être rincé que pour une crème pour le corps dont vous enduisez votre peau tous les jours.

Une notation uniquement basée sur la composition

Grâce à une simple connexion Internet et d’un coup de scan, le consommateur a accès à la liste des produits qui composent un cosmétique. Les allergènes y sont souvent mentionnés comme composants problématiques et font baisser la note finale. Lorsque vous découvrez que votre crème favorite contient du limonène ou du géraniol, vous vous méfiez naturellement… Or le parallèle avec le domaine alimentaire est intéressant: vous n’achetez pas de cacahuètes si vous y êtes allergique, mais vous n’auriez pas l’idée de vous en priver si vous ne l’êtes pas.

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La question de la santé est éminemment personnelle, et les applications de notation des produits cosmétiques manquent parfois de personnalisation et se contentent d’informations généralisées qui peuvent déformer la vision d’un produit cosmétique par le consommateur.

Des raccourcis qui déforment la vision du risque

Les applications établissent leur classement en suivant principalement la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques (INCI), disponible sur Internet ou en version papier. C’est particulièrement le cas pour l’application INCI Beauty, qui a intégré l’acronyme dans son nom. Or la liste INCI n’aborde pas la question des quantités, ce qui est pourtant une donnée majeure en matière de santé: des proportions minimes d’un produit jugé nocif dans un rouge à lèvres scintillant que vous n’utilisez que le soir du Nouvel An n’ont naturellement pas le même impact sur votre santé que dans un démaquillant quotidien.

Si la finesse de leur système de notation est parfois remise en question, les applications mettent surtout en avant le principe de précaution. En tenant compte dans la notation de certains ingrédients, comme le dioxyde de titane sous forme de nanoparticule ou le benzyl salicylate, qui font polémique ou font l’objet d’études dont les résultats se contredisent. En réponse à l’essor des applis de décryptage, la Fédération des entreprises de la beauté a donc lancé Claire, son propre outil pour proposer des fiches sur les ingrédients mais pas de note. Risque pour la santé et risque pour l’environnement sont en outre souvent mélangés, comme dans l’appli Cosméto’Score de 60 Millions de consommateurs, pour laquelle le premier compte pour 70% de la note et le second 30%.

(Par la rédaction de l’agence hREF)



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